L'avion, c'est un moment d'exception accessible à tous. Loin du temps où il fallait débourser l'équivalent de 8000€ pour faire Paris-Londres et de l'age d'Or de l'aviation, les nouveaux voyages restent un moment à part lorsqu'on prend l'avion.
Ces voyages commencent maintenant par le Check-in, la première discussion pour le choix d'un fauteuil près du hublot.
Puis, remercions Ben Laden, ils se poursuivent par un passage sous un portique de détection des masses métaliques. Un endroit où les différences culturelles apparaissent completement. De l'anglais qui préfère marcher pied nus plutôt que de salir ses chaussettes en fil d'écosse, au japonnais qui a tout prévu et retire ses chaussures pour enfiler des sacs en tissus d'hopital.
Après, les expériences diffèrent. Pour ma part, c'était recherche du bureau d'accueil pour faire refaire mon "Boarding Pass" qui m'avait quitté après le contrôle, impossible de remettre la main dessus. Du coup, ressortir du terminal, et retourner au check-in, nouvelle carte, puis retour en zone "sécurisée". Enfin, pas tant que ça puisqu'on peut toujours se faire passer des trucs depuis le balcon (accessible aux visiteurs) vers l'intérieur de l'aérogare.
Du coup, j'étais juste à temps pour l'embarquement.
Dans l'avion, on retrouve des gens de tout types, et de tout milieux. Devant moi, des américains visiblement habitués à d'autres companies qu'Air France, qui ne comprennent pas ne pas pouvoir aller s'assoire dans la 1ère classe alors qu'il a manifestement plein de sièges libres (et beaucoup plus confortables qui plus est...). Derrière et à coté, une famille d'afro-américain qui étaient beaucoup moins habitués aux voyages aériens. Ils ont donc chanté en famille pendant l'embarquement et le roulage, ce qui donnait une super-ambiance dans l'avion. Puis gros silence pendant le décollage. Très sympa pendant le vol, et applaudissement à l'atterissage. C'est bien des gens frais comme ça.
A l'arrivée à Paris-CDG, l'ambiance est plutôt au décallage horaire. Des gens non-reveillés récupèrent leurs bagages malmenés par le bagagistes et autres douanes.
Pour ma part, j'ai eu l'"agréable" surprise de voir que mon sac avait été fouillé par le service des douanes américain, et mal refermé au niveau de la poche qui contenait (si mes souvenirs sont bons) les clefs de mon appart. Résultat, après avoir effectué une fouille sommaire et sans succès du sac dans l'aérogare, je suis maintenant dans le TGV, en espérant trouver, d'ici l'arrivée du train, une âme charitable et Lyonnaise qui pourrait me preter un bout de sa maison pour me permetre d'effectuer des fouilles plus approfondies. Je suis seulement en manque d'ami réveillés un dimanche matin à 9h, c'est tout.
J'ai quelques options amusantes, comme rejoindre ma femme qui possède, elle, le précieux sésame.